AVEC FELOU, DEMARRAGE DES BARRAGES DE SECONDE GENERATION DE L’OMVS
Le nouveau pari des quatre
Les quatre : la Guinée Conakry qui est revenue dans « l’association » des riverains du fleuve Sénégal, la Mauritanie, le Mali et le Sénégal entament la réalisation de leurs ouvrages de seconde génération avec la pose de la première pierre du barrage de Félou à Kayes au Mali le 30 octobre dernier. Ils ont parié sur une exploitation commune et en synergie du Fleuve Sénégal. Ils entendent gagner avec l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs). Une structure communautaire qui se révèle être l’une des plus performantes de la sous-région voire de l’Afrique. Un modèle d’intégration.
L’hôte du jour, le président Amadou Toumani Touré, ATT pour les intimes était aux anges. « Nous vivons un moment historique et unique”, a-t-il même déclamé devant un parterre et un public charmés. Ses homologues et coassociés riverains que sont Mohamed Ould Abdel Aziz, de la Mauritanie, Me Abdoulaye Wade du Sénégal et le Premier ministre guinéen Kabiné Komara, ne l’étaient pas moins ce vendredi saint, 30 octobre de l’an de grâce 2009. Ils n’étaient point incommodés par la canicule de l’hivernage finissant encore moins par la poussière que soulevaient les pieds des danseurs et danseurs agiles au son du « Bougarabou », de la Kora et du Djimbé. Ni par la réverbération sur la surface des eaux qui cascadent à quelques mètres de l’esplanade. Ils ont le sentiment de vivre comme leurs devanciers, les pères fondateurs de l’Omvs, un moment historique. En lançant en les travaux de construction de la centrale hydroélectrique de 60 mégawatts à Félou, dans la région chargée d’histoire de l’ancien empire du Soudan : Kayes la belle, pour un coût global de plus de 123 milliards de francs CfA sur financement de la Banque mondiale (Bm) et de la BEI, ils entraient également dans l’histoire de leur communauté de riverains en démarrant ainsi la réalisation des ouvrages de seconde génération sur le fleuve Sénégal. Les populations de Kayes et de ses communautés rurales environnantes ont fêté l’événement. Leur joie était perceptible.
La pose de la première pierre du barrage de Félou comme les trains en cachait d’autres activités non moins importantes à savoir l’inauguration de la navigation fluviale, avec la mise en eau de deux bateaux de surveillance, et la prise en charge des questions de santé par l’Organisation. Pour le Haut Commissaire, le Mauritanien, Mohamed Salem Ould Merzough le 30 octobre 2009 restera longtemps gravé en lettre d’or dans les annales de l’Omvs. Cela d’autant plus que dans son discours, le président en exercice de la conférence des chefs d’Etat de l’Omvs, le Malien, Amadou Toumani Touré a rendu un hommage appuyé au Haut Commissaire, M. Mohamed Salem Ould Merzoug pour le travail abattu.
DIAMA, MANANTALI ET FELOU
La commune rurale de Hawadembaya qui a comme chef-lieu de commune, Médine, ville natale du premier président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Me Lamine Guèye à 15 km de Kayes était l’hôte de la communauté des riverains. Ils sont venus de la Guinée, de la Mauritanie, du Sénégal pour fêter avec leurs coassociés maliens la pose de la première pierre du barrage de Félou, une pose qui donne le top des réalisations des ouvrages de seconde génération. Félou fait suite après la réalisation du barrage de Diama au Sénégal en 1986 et le barrage hydroélectrique de Manantali au Mali en 1988.
La centrale hydroélectrique de Félou est un investissement de 120 milliards de F CFA dont environ 78 milliards pour la Banque Mondiale, 24 milliards environ pour la Société de Gestion de l’Energie de Manantali (SOGEM) et 22 milliards environ pour la Banque Européenne d’Investissement (BEI).
Les travaux seront exécutés par une entreprise chinoise du nom de Sinohydro Corporation Limited pour une durée de 38 mois.La production énergétique attendue sera de l’ordre de 320 Giga Watts/heures par an pour une puissance installée de 59 Méga Watts.
“L’aménagement de Félou présente un avantage certain pour nos Etats car, il permettra d’augmenter substantiellement l’offre d’énergie à un moindre coût pour nos populations. La mise en service de la centrale de Félou est prévue pour l’année 2012”, a dit ATT. L’énergie qui sera produite est répartie de la façon suivante : 45% pour le Mali, 30% pour la Mauritanie et 25% pour le Sénégal.
La santé des populations prise en charge
Dans la foulée de Félou, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Omvs ont aussi donné le coup d’envoi de l’offensive santé de l’organisation par la distribution massive de moustiquaires imprégnées. Une campagne vise à protéger 9 millions de personnes contre le paludisme. La sous-composante santé du Projet de gestion intégrée des ressources en eau (Pgire) vise à réduire la morbidité liée à la bilharziose et à amener des activités de lutte contre le vecteur du paludisme. Elle s’inscrit dans les plans nationaux de lutte contre le paludisme et les bilharzioses élaborés au niveau des pays bénéficiaires qui sont : la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal.
3 MILLIARDS POUR PROTEGER LES BERGES DU FLEUVE SENEGAL
L’un des temps forts du séjour présidents et chef de gouvernement des Républiques riverains à Kayes le 30 octobre a été également le lancement de la campagne de restauration et de protection des berges du fleuve Sénégal. Cette restauration portera sur une longueur de 2 973 mètres pour un coût évalué à 3 milliards de F CFA. Dans une seconde phase, elle s’étendra de Kayes à Bafoulabé. Ces travaux de protection et de préservation de l’environnement du fleuve concerneront, également, les berges du Bafing en République de Guinée ainsi que la base vallée du fleuve Sénégal en République Islamique de Mauritanie et en République du Sénégal, pour la lutte intensive contre les plantes aquatiques nuisibles.
Toutes ces actions s’inscrivent dans le cadr ede deux chantiers majeurs en cours d’exécution par l’Omvs. Il s’agit du Projet de Gestion des Ressources en Eau et de l’Environnement du Bassin du Fleuve Sénégal financé par le Fonds Mondial pour l’Environnement et le Royaume des Pays-Bas pour un montant de 19 millions de dollars et le Programme de Gestion Intégrée des Ressources en Eau et de Développement des Usages Multiples de l’Eau d’un coût total de 341 millions de dollars entièrement financé pr la Banque Mondiale et d’une durée de dix ans (2007-2017).
Dans sa composante agricole, le Programme de Gestion Intégrée des Ressources en eau permettra, au cours de trois prochaines années, la réalisation de 40 000 hectares d’aménagements hydro-agricoles divers, la promotion de la pêche traditionnelle et de l’agroforesterie. Il contribuera, ainsi, à résorber de manière significative le déficit alimentaire dont souffrent nos Etats.
LA NAVIGATION OFFICIELLEMENT LANCEE
La Navigabilité du fleuve Sénégal, de Saint-Louis au Sénégal à Kayes au Mali constituait une des ambitions majeures de l’OMVS à sa création. Ce rêve, voire ce pari insensé pour certains, commence à devenir réalité. Après les travaux de balisage et la création, au début de ce mois d’octobre, de la Société d’Exploitation de la Navigation, dont le siège sera établi à Nouakchott, nous avons assisté dans l’après-midi à la présentation des deux premiers bateaux baptisés le “Bafing et le Bakoye”, du nom des deux cours d’eau qui convergent pour former le fleuve Sénégal à Bafoulabé. Cette flotte est appelée à s’étoffer dans les prochaines années. Les deux bateaux : “le Bafing” et le “Bakoye” ont été acquis avec le concours de la coopération néerlandaise.
Les réalisations célébrées à Kayes le 30 octobre 2009 illistrent l’architecture pluridimensionnelle de l’intervention de l’Omvs. A l’échelle macroéconomique, la centrale de Félou et la navigation, constituent des étapes phares des grands projets structurant l’Omvs. Sur ce plan, il faut ajouter la mise en route des prochains ouvrages à buts multiples, Gouina et Koukoutamba.
Comme on peut le constater, les hautes autorités de l’Omvs ont décidé de donner un coût de fouet à la réalisation de nouveaux ouvrages après la pause à ce niveau relativement longue depuis la construction et la mise en service des premiers barrages hydroélectriques et anti-sel. Ainsi donc la pose de la première pierre de la centrale de Félou, le démarrage des travaux de restauration des berges du fleuve Sénégal à Kayes, le lancement de la campagne de distribution des moustiquaires imprégnées et la présentation des bateaux préfigurent de la nouvelle dimension et direction qu’attendent imprimer à la marche de l’organisation, ses animateurs.
L’atout de la volonté politique commune
Mohamed Salem Ould Merzough a été vivement félicité par le président en exercice de l’Omvs, ATT ainsi que par le ministre sénégalais de l’Energie, Samuel Sarr qui préside au Conseil des ministres. Cette reconnaissance faite suite à l’amélioration des performances de l’organisation commune et à la concrétisation d’une gestion qualifiée par d’aucuns de saine et par la réalisation de projets utiles et appréciés pour l’ensemble des Etats.
Le Haut commissariat de la mis en œuvre d’ambitieux programmes comme le Pgire pour l’amélioration des cultures irriguées sur plus de 79 000 hectares dans le bassin du fleuve Sénégal pour une contribution à l’effort d’autosatisfaction alimentaire. L’Omvs pour en arriver là s’est imposée, dira Merzoug une rigueur constante dans sa gestion, a privilégié la concertation, le consensus et le dialogue au sein de la communauté. C’est bien parce que la volonté politique sou tend le projet d’intégration commun qu’il est aujourd’hui un modèle envié, indiquera-t-il. C’est cette « volonté commune d’agir et une conviction profonde de porter une ambition collective » qui constitue le socle des étapes franchies jusqu’ici. L’inauguration des projets de seconde génération atteste, à cet égard, que sous son impulsion, l’Omvs a encore franchi de grands pas vers l’intégration réelle escomptée depuis la mise en place de l’Organisation en 1972 avec les ouvrages de maitrise de l’eau de seconde génération. Une ambition inaugurée par le projet Félou et qui s’étendra à d’autres comme celui de Gouina (Guinée). Un pari à quatre sur un Fleuve, sur une organisation et sur des hommes qui se veut gagnant
Publié le mercredi 11 novembre 2009 |
Le nouveau pari des quatre
Les quatre : la Guinée Conakry qui est revenue dans « l’association » des riverains du fleuve Sénégal, la Mauritanie, le Mali et le Sénégal entament la réalisation de leurs ouvrages de seconde génération avec la pose de la première pierre du barrage de Félou à Kayes au Mali le 30 octobre dernier. Ils ont parié sur une exploitation commune et en synergie du Fleuve Sénégal. Ils entendent gagner avec l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs). Une structure communautaire qui se révèle être l’une des plus performantes de la sous-région voire de l’Afrique. Un modèle d’intégration.
L’hôte du jour, le président Amadou Toumani Touré, ATT pour les intimes était aux anges. « Nous vivons un moment historique et unique”, a-t-il même déclamé devant un parterre et un public charmés. Ses homologues et coassociés riverains que sont Mohamed Ould Abdel Aziz, de la Mauritanie, Me Abdoulaye Wade du Sénégal et le Premier ministre guinéen Kabiné Komara, ne l’étaient pas moins ce vendredi saint, 30 octobre de l’an de grâce 2009. Ils n’étaient point incommodés par la canicule de l’hivernage finissant encore moins par la poussière que soulevaient les pieds des danseurs et danseurs agiles au son du « Bougarabou », de la Kora et du Djimbé. Ni par la réverbération sur la surface des eaux qui cascadent à quelques mètres de l’esplanade. Ils ont le sentiment de vivre comme leurs devanciers, les pères fondateurs de l’Omvs, un moment historique. En lançant en les travaux de construction de la centrale hydroélectrique de 60 mégawatts à Félou, dans la région chargée d’histoire de l’ancien empire du Soudan : Kayes la belle, pour un coût global de plus de 123 milliards de francs CfA sur financement de la Banque mondiale (Bm) et de la BEI, ils entraient également dans l’histoire de leur communauté de riverains en démarrant ainsi la réalisation des ouvrages de seconde génération sur le fleuve Sénégal. Les populations de Kayes et de ses communautés rurales environnantes ont fêté l’événement. Leur joie était perceptible.
La pose de la première pierre du barrage de Félou comme les trains en cachait d’autres activités non moins importantes à savoir l’inauguration de la navigation fluviale, avec la mise en eau de deux bateaux de surveillance, et la prise en charge des questions de santé par l’Organisation. Pour le Haut Commissaire, le Mauritanien, Mohamed Salem Ould Merzough le 30 octobre 2009 restera longtemps gravé en lettre d’or dans les annales de l’Omvs. Cela d’autant plus que dans son discours, le président en exercice de la conférence des chefs d’Etat de l’Omvs, le Malien, Amadou Toumani Touré a rendu un hommage appuyé au Haut Commissaire, M. Mohamed Salem Ould Merzoug pour le travail abattu.
DIAMA, MANANTALI ET FELOU
La commune rurale de Hawadembaya qui a comme chef-lieu de commune, Médine, ville natale du premier président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Me Lamine Guèye à 15 km de Kayes était l’hôte de la communauté des riverains. Ils sont venus de la Guinée, de la Mauritanie, du Sénégal pour fêter avec leurs coassociés maliens la pose de la première pierre du barrage de Félou, une pose qui donne le top des réalisations des ouvrages de seconde génération. Félou fait suite après la réalisation du barrage de Diama au Sénégal en 1986 et le barrage hydroélectrique de Manantali au Mali en 1988.
La centrale hydroélectrique de Félou est un investissement de 120 milliards de F CFA dont environ 78 milliards pour la Banque Mondiale, 24 milliards environ pour la Société de Gestion de l’Energie de Manantali (SOGEM) et 22 milliards environ pour la Banque Européenne d’Investissement (BEI).
Les travaux seront exécutés par une entreprise chinoise du nom de Sinohydro Corporation Limited pour une durée de 38 mois.La production énergétique attendue sera de l’ordre de 320 Giga Watts/heures par an pour une puissance installée de 59 Méga Watts.
“L’aménagement de Félou présente un avantage certain pour nos Etats car, il permettra d’augmenter substantiellement l’offre d’énergie à un moindre coût pour nos populations. La mise en service de la centrale de Félou est prévue pour l’année 2012”, a dit ATT. L’énergie qui sera produite est répartie de la façon suivante : 45% pour le Mali, 30% pour la Mauritanie et 25% pour le Sénégal.
La santé des populations prise en charge
Dans la foulée de Félou, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Omvs ont aussi donné le coup d’envoi de l’offensive santé de l’organisation par la distribution massive de moustiquaires imprégnées. Une campagne vise à protéger 9 millions de personnes contre le paludisme. La sous-composante santé du Projet de gestion intégrée des ressources en eau (Pgire) vise à réduire la morbidité liée à la bilharziose et à amener des activités de lutte contre le vecteur du paludisme. Elle s’inscrit dans les plans nationaux de lutte contre le paludisme et les bilharzioses élaborés au niveau des pays bénéficiaires qui sont : la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal.
3 MILLIARDS POUR PROTEGER LES BERGES DU FLEUVE SENEGAL
L’un des temps forts du séjour présidents et chef de gouvernement des Républiques riverains à Kayes le 30 octobre a été également le lancement de la campagne de restauration et de protection des berges du fleuve Sénégal. Cette restauration portera sur une longueur de 2 973 mètres pour un coût évalué à 3 milliards de F CFA. Dans une seconde phase, elle s’étendra de Kayes à Bafoulabé. Ces travaux de protection et de préservation de l’environnement du fleuve concerneront, également, les berges du Bafing en République de Guinée ainsi que la base vallée du fleuve Sénégal en République Islamique de Mauritanie et en République du Sénégal, pour la lutte intensive contre les plantes aquatiques nuisibles.
Toutes ces actions s’inscrivent dans le cadr ede deux chantiers majeurs en cours d’exécution par l’Omvs. Il s’agit du Projet de Gestion des Ressources en Eau et de l’Environnement du Bassin du Fleuve Sénégal financé par le Fonds Mondial pour l’Environnement et le Royaume des Pays-Bas pour un montant de 19 millions de dollars et le Programme de Gestion Intégrée des Ressources en Eau et de Développement des Usages Multiples de l’Eau d’un coût total de 341 millions de dollars entièrement financé pr la Banque Mondiale et d’une durée de dix ans (2007-2017).
Dans sa composante agricole, le Programme de Gestion Intégrée des Ressources en eau permettra, au cours de trois prochaines années, la réalisation de 40 000 hectares d’aménagements hydro-agricoles divers, la promotion de la pêche traditionnelle et de l’agroforesterie. Il contribuera, ainsi, à résorber de manière significative le déficit alimentaire dont souffrent nos Etats.
LA NAVIGATION OFFICIELLEMENT LANCEE
La Navigabilité du fleuve Sénégal, de Saint-Louis au Sénégal à Kayes au Mali constituait une des ambitions majeures de l’OMVS à sa création. Ce rêve, voire ce pari insensé pour certains, commence à devenir réalité. Après les travaux de balisage et la création, au début de ce mois d’octobre, de la Société d’Exploitation de la Navigation, dont le siège sera établi à Nouakchott, nous avons assisté dans l’après-midi à la présentation des deux premiers bateaux baptisés le “Bafing et le Bakoye”, du nom des deux cours d’eau qui convergent pour former le fleuve Sénégal à Bafoulabé. Cette flotte est appelée à s’étoffer dans les prochaines années. Les deux bateaux : “le Bafing” et le “Bakoye” ont été acquis avec le concours de la coopération néerlandaise.
Les réalisations célébrées à Kayes le 30 octobre 2009 illistrent l’architecture pluridimensionnelle de l’intervention de l’Omvs. A l’échelle macroéconomique, la centrale de Félou et la navigation, constituent des étapes phares des grands projets structurant l’Omvs. Sur ce plan, il faut ajouter la mise en route des prochains ouvrages à buts multiples, Gouina et Koukoutamba.
Comme on peut le constater, les hautes autorités de l’Omvs ont décidé de donner un coût de fouet à la réalisation de nouveaux ouvrages après la pause à ce niveau relativement longue depuis la construction et la mise en service des premiers barrages hydroélectriques et anti-sel. Ainsi donc la pose de la première pierre de la centrale de Félou, le démarrage des travaux de restauration des berges du fleuve Sénégal à Kayes, le lancement de la campagne de distribution des moustiquaires imprégnées et la présentation des bateaux préfigurent de la nouvelle dimension et direction qu’attendent imprimer à la marche de l’organisation, ses animateurs.
L’atout de la volonté politique commune
Mohamed Salem Ould Merzough a été vivement félicité par le président en exercice de l’Omvs, ATT ainsi que par le ministre sénégalais de l’Energie, Samuel Sarr qui préside au Conseil des ministres. Cette reconnaissance faite suite à l’amélioration des performances de l’organisation commune et à la concrétisation d’une gestion qualifiée par d’aucuns de saine et par la réalisation de projets utiles et appréciés pour l’ensemble des Etats.
Le Haut commissariat de la mis en œuvre d’ambitieux programmes comme le Pgire pour l’amélioration des cultures irriguées sur plus de 79 000 hectares dans le bassin du fleuve Sénégal pour une contribution à l’effort d’autosatisfaction alimentaire. L’Omvs pour en arriver là s’est imposée, dira Merzoug une rigueur constante dans sa gestion, a privilégié la concertation, le consensus et le dialogue au sein de la communauté. C’est bien parce que la volonté politique sou tend le projet d’intégration commun qu’il est
aujourd’hui un modèle envié, indiquera-t-il. C’est cette « volonté commune d’agir et une conviction profonde de porter une ambition collective » qui constitue le socle des étapes franchies jusqu’ici. L’inauguration des projets de seconde génération atteste, à cet égard, que sous son impulsion, l’Omvs a encore franchi de grands pas vers l’intégration réelle escomptée depuis la mise en place de l’Organisation en 1972 avec les ouvrages de maitrise de l’eau de seconde génération. Une ambition inaugurée par le projet Félou et qui s’étendra à d’autres comme celui de Gouina (Guinée). Un pari à quatre
sur un Fleuve, sur une organisation et sur des hommes qui se veut gagnant
Publié le mercredi 11 novembre 2009 |
