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    De l’écriture… ou la tentation de raconter l’ineffable…

    Mohamed Salem Ould Maouloud

    الأحد 14 تموز (يوليو) 2019 إضافة: (سيد احمد ولد مولود)

    Le plus beau triomphe de l’écrivain est de faire penser ceux qui peuvent penser.
    Eugène Delacroix

    Raconter l’ineffable, c’est le job de l’écrivain, du poète, de celui qui arrange les mots d’une certaine façon pour faire rêver les humains et leur faire gagner un peu de leur humanité et perdre un peu de leur vanité, « la première tâche du poète est », comme dit Bachelard, « de désancrer en nous une matière qui veut rêver ». Le job de l’écrivain, c’est de rendre l’invisible visible et le visible invisible, rendre ce qui est clair flou et clarifier ce qui est flou, remettre en cause les évidences, remettre les idées reçues à leur place et rendre les choses les plus étranges et les plus inattendus banales…Faire sortir des choses les plus triviales et les plus terre-à-terre, la magie la plus inouïe. L’écrivain, on le voit, a du pain sur la planche.

    Ecrire c’est redessiner les contours de l’univers en redessinant les contours de son propre être, c’est « récréer » la vie. Ecrire c’est, aussi, la meilleure façon de se cacher, on dit tellement ce que nous sommes jusqu’à ce que les autres ne savent plus vraiment qui sommes-nous réellement. Ecrire, c’est l’art de se masquer en se démasquant trop.
    Ecrire, c’est aussi, présenter au monde la preuve de notre liberté car l’écriture c’est l’usage de la liberté par excellence, « un livre est un outil de liberté » nous apprend Jean Guéhenno.
    Ecrire son être pour marquer une présence au monde, « un commerce avec le monde plus vieux que le temps » comme dirait Merleau Ponty, pour inscrire sa pensée, son âme, dans le temps et dans l’espace, dans la durée. Cette aspiration à l’éternité, qui a déjà poussé notre ancêtre Adam à manger le fruit défendu nous habiterait toujours. Peut-être que nous écrivons pour avoir un aperçu de la vie éternelle.

    • Ecrire : un acte contre la solitude ?

    Peut-être qu’écrire n’est, en définitive, qu’un acte vain pour entrer en contact avec les autres. Selon la théorie de l’incommunicabilité des consciences, nous sommes tous, quelque part des étrangers, des inconnus les uns pour les autres. Personne ne connaît vraiment personne…Nous sommes donc tous condamnés à la solitude. Chacun de nous est - hélas !- désespérément seul. Désespérément seul face au miroir de sa conscience. Seul face à son créateur. Ecrire ne serait, en définitive, qu’une tentative – vouée à l’échec ?- de sortir de cet isolement auquel chacun de nous paraît être condamné à perpétuité. Chacun de nous est une sorte de M. K… de l’inoubliable Procès de Franz Kafka vivant dans une bulle ne comprenant pas le monde qui l’entoure et incompris de ce monde. Ecrire, c’est se rebeller contre cet état de fait. Kafka n’est-il pas lui-même dans ce schéma en écrivant Le procès ou La citadelle puisqu’il nous dit qu’un « livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous » ?

    • Ecriture entre le réel et l’imaginaire.

    Il faut, donc, écrire pour tenter de briser le confinement… Ecrire nos rêves les plus fous, écrire nos pensées les plus inouïes, donner libre cours à notre imagination, aux formes géométriques, aux couleurs, aux tableaux, aux desseins, aux mouvements, à toute la beauté et à toute la magie qui existent en nous et en dehors de nous. Ne pas avoir peur d’écrire l’imagination libre et belle, vigoureuse et joyeuse, profonde et simple, réelle et fugitive. Ne pas avoir peur de raconter. De raconter tout et rien. Raconter simplement. Raconter... Raconter l’ineffable…Car, tout compte fait, la réalité dépassera toujours la fiction ! La vie, en dehors de nous comme en dedans de nous, est pleine d’énigmes, de mystère et de zones d’ombres, de « darkness » pour reprendre le terme intraduisible de Joseph Conrad dans son intriguant Heart of Darkness. Si on savait tout, aucun auteur, aussi talentueux et aussi original soit-il ne pourrait alors que nous ennuyer car il n’aurait plus rien à nous apprendre. Il serait selon le mot Hassania - tout aussi intraduisible - « mrechekh » qui se dit pour qualifier celui qui parle pour n’apporter à son auditeur que ce qu’il sait déjà.
    La vie étant dure, difficile et ennuyeuse, les hommes ont inventé l’écriture comme tous les arts pour la rendre plus supportable, plus légère ou plus douce. Le monde est un potentiel de fiction. Le jeu de miroirs japonais infini entre le réel et l’imaginaire étant un champ fertile pour la création. Shakespeare ne dit rien d’autre dans sa célèbre formule « the world is merely a stage and all men and women are merely players” (le monde est presqu’une scène et tous les hommes et toutes les femmes sont presque des acteurs). Le potentiel de fiction serait alors infini ! Combien y’aurait-il d’espoir(s) et de désespoir(s) au singulier et au pluriel, d’amour et de haine, de complots et d’intrigues, de remords et de souvenirs agréables… La vie serait un gisement à ciel ouvert où les écrivains puisent à volonté pour nourrir leur inspiration. Potentiel de fiction, myriade d’intrigues, de personnages, de scènes d’amour, de jalousie, de haine et d’amitié, de complots, d’actes d’héroïsme, d’aventures, d’espoir et de désespoir… Une aubaine. Mais les écrivains sont des artistes, ils apportent du rêve, du sens, une « plus-value » car n’importe qui peut raconter une histoire mais pour qu’elle devienne de l’art une histoire doit être racontée d’une manière particulière, singulière et doit sortir de l’ordinaire.
    L’écriture ressemble parfois à une rébellion contre le réel, une façon de nier le réel en lui opposant l’imaginaire, parfois pour oublier même le réel.
    Ecrire est aussi aimer. Aimer la vie, aimer les autres, aimer la beauté et la liberté.

    Ecrire c’est aussi être sensible à la beauté. Quelqu’un a dit : « la beauté est la vérité et la vérité est la beauté, c’est tout ce que je sais et c’est, d’ailleurs, tout ce que j’ai besoin de savoir ». Tout est dit, au- delà de cela, il n’y a plus beaucoup à savoir. Sois, donc, attentif à la beauté qui est dans les yeux des enfants innocents, dans les sites pittoresques, dans les silhouettes des femmes, dans leur démarche, dans les mots, dans l’art, dans les travaux littéraires, dans les idées, dans les espoirs et les ambitions des hommes et des femmes

    Selon Brahim Abdelkader al-Mazini, « Le soin que l’écrivain accorde à son vocabulaire est semblable à celui qu’accorde une belle femme à son habillement ». Mais l’habit ne fait pas le moine. Certaines femmes s’évertuent à s’habiller de la dernière mode et restent toujours moins attrayantes que d’autres qui sont moins bien habillées mais qui néanmoins sont plus sensuelles, plus féminines, plus « sataniques » comme diraient les maures, c’est dans leur ADN, l’accoutrement n’y change pas grand-chose.
    Les manipulateurs ont depuis belle lurette intégré la leçon que ce soit dans la publicité, dans la politique, dans la presse, et, malheureusement, dans la littérature, aussi. Le soin qu’on donne à la forme : le choix des mots, le style et le ton contribuent tous à susciter l’effet désiré chez le lecteur. Le danger est que ceux qui maîtrisent les ficelles de l’art peuvent vous convaincre de tout et de son contraire. Méfiance.

    Tu ne perçois pas la beauté de ton œuvre quand justement tu es à l’œuvre parce que la fatigue, la peine que tu te donnes te masquent, en quelque sorte, la beauté de ce que tu crées.

    Donc, ne minimise jamais ce que tu es en train de faire et continue ton effort, comme un vrai « guerrier de la lumière » pour reprendre l’expression de Coehello. Mais le jeu en vaut la chandelle, le résultat est toujours surprenant. Très surprenant même car, en réalité, comme dit Nietzche, « c’est l’œuvre qui crée l’auteur après coup » et non l’inverse.

    L’écriture réussie, comme tout travail de création, demande une finesse d’artisan. Il s’agit d’un travail d’artisan qui demande de la patience et qui comporte une recherche minutieuse du mot juste, de la phrase qu’il faut, de la tournure et du style qui suscitent l’effet recherché sur le lecteur, même si parfois cette recherche reste infructueuse. Mais si les humains s’étaient résignés devant le mur du langage, aucune des grandes œuvres de la littérature n’aurait jamais été écrites, aucun des poèmes n’aurait jamais été composé. We should not suurender, nous devons continuer à combattre même avec le sentiment que le combat est perdu d’avance. Mohamed Hacen Alwan nous donne de l’espoir car « comme, il y a » selon lui, « sur terre assez d’oxygène pour les besoins des humains, il y’a aussi suffisamment de papier, d’idées et d’art pour leurs besoins.»
    Il faut, donc, s’armer de patience, de courage et d’endurance. L’écriture, comme tout metier d’ailleurs, est dure, ennuyeuse et parfois ingrate. Mais il faut s’armer de patience et faute d’inspiration, bosser. Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, la création littérature n’est pas une partie de plaisir mais un dur labeur et les écrivains sont des ouvriers, pour ne pas dire des forçats de la connaissance.

    • Conjurer le vertige de la feuille blanche.

    En fait, nul écrivain n’est à l’abri du vertige de la page blanche, la muse, capricieuse de nature, n’est pas toujours au rendez-vous…
    Affronter le manque d’inspiration est quelque chose de très difficile à vivre pour un écrivain car son pire ennemi c’est l’ennui : l’ennui qu’il ressent en écrivant sans conviction ni inspiration et celui qu’il inflige après à ses lecteurs. A ce sujet, Il y a uni dilemme entre suivre les sentiers battus et être ennuyeux et tracer son propre chemin avec le risque de se perdre

    Ne vous laissez donc pas intimider par le manque d’inspiration ou la peur de ne pas bien écrire, mettez-vous au boulot. Car au fond, comme le note Martin Page « un roman naît de la découverte qu’en fait l’auteur en l’écrivant ».

    Pour capter les moments d’inspiration qui sont rares et imprévisibles, je m’arrange pour noter les idées qui viennent dans un petit carnet ou à les saisir directement sur l’ordinateur dans un fichier que j’appelle « journal des idées ». En effet, je trouve tout à fait terre-à-terre de tenir un journal pour dire des choses comme : « aujourd’hui, je me suis réveillé à 7h, je me suis brossé les dents puis j’ai pris le petit déjeuner, etc. ». Il est plus intéressant de consigner nos idées, nos impressions, nos intuitions car elles sont fugitives de nature et si on ne les note pas, on risque de les perdre à jamais dans le trou noir du temps et de l’oubli. Pendant plusieurs années, j’ai tenu mon journal des idées et à chaque fois que j’y retournai c’était vraiment une grande satisfaction et d’agréables surprises. Le présent texte est le produit d’une idée consignée dans le journal il y a de cela plusieurs années.
    Il peut arriver aussi que je mette plusieurs chantiers en marche en même temps. Quelqu’un a dit qu’il écrivait comme il faisait la cuisine, il laissait la casserole sur le feu pour chauffer l’huile et découpait les oignons entre-temps, etc. Cette image me plait beaucoup, car c’est un peu comme ça que je fonctionne. Un même texte peut ne pas être écrit de façon linéaire, il m’arrive de travailler sur plusieurs parties en même temps selon l’ordre dans lequel viennent les idées et qui, de toute façon, n’est que très rarement un ordre linéaire.

    Il faut essayer d’arriver à un point où écrire ne serait pas un travail d’ouvrier, dur et ennuyeux, mais une sorte de musique douce de l’esprit qui ferait couler de manière fluide et agréable des mots chargés de sens sur une feuille blanche ou sur un écran d’ordinateur à la manière des poètes inspirés. L’idéal. Zéro fautes n’est pas quelque chose d’extraordinaire, un idéal vers lequel il faut tendre quand on écrit, mais une condition nécessaire, un must. Dans ce domaine aucune faute d’orthographe, de grammaire, de vocabulaire, de style ou de goût, aussi moindre soit-elle, n’est excusable. Être sensible à la finesse, aux nuances subtiles qu’introduit la variation des mots, de la ponctuation, des temps et des styles.

    L’écriture nous fait atteindre le point de rupture car elle mobilise beaucoup trop d’aptitudes en même temps : la mémoire pour se rappeler le mot juste, l’inspiration pour avoir quelque chose à dire (et parfois, pour bien le dire), la concentration pour ne pas dire autre chose que ce qu’on avait l’intention de dire, du courage pour conjurer le vertige de la page (ou de l’écran) blanche, une certaine sensibilité (un peu poétique) pour ne pas être ennuyeux, trivial et terre-à-terre, etc. Ça fait beaucoup trop de choses qu’il faut maitriser simultanément, bien agencer, bien coordonner
    Il faut, donc, écrire -même si ou parce que selon pour faire penser ceux qui le peuvent ; les autres, ceux qui en sont incapables se moqueront toujours de tous les écrivains, même les plus talentueux, comme de leurs œuvres, même les mieux écrites, de la même manière que les aveugles se moqueront toujours des ophtalmologues, même les plus compétents… Bien qu’Al-Moutannabi disait dans un célèbre poème :
    Ane ledhi nadhara al-ai’ma ‘ila ‘edebi
    We esma’at kelimati men bihi samemu
    (Je suis celui que les aveugles ont regardé la littérature
    Et celui dont les mots ont fait entendre les sourds)
    L’écriture : un besoin vital ?
    Certains auteurs écrivent par nécessité vitale, thérapeutique même. Un sédatif, en quelque sorte.
    Combien de chefs-d’œuvre n’ont-ils pas été écrits pour conjurer cette angoisse existentielle originelle qui vient de notre impuissance à pénétrer le mystère de la vie ?

    Nizar Qabbani, dans son poème « La peinture par les mots » exprime ce nécessaire recours à l’écriture de fort belle manière :

    Vemuki al-moutayabu la yehulu qadiyeti
    Ve qadiyeti vi difteri we dewati
    Kulu douroubi amamena mesdoudetoun
    We khelasuna vi rasmi bi al-kelimati

    (Tes lèvres encensées… ne résolvent pas mon problème
    La solution réside dans mon carnet et dans mon encrier
    Devant nous toutes les issues sont fermées
    Et notre salut est de dessiner avec les mots.)
    Malgré ce qui entoure la littérature de rêve, de liberté, d’anarchie, de désordre, de subversion, de spontanéité dévergondée et de désinvolture, écrire demande une discipline et une rigueur quasi-militaires.
    Le style c’est l’homme : chaque écrivain a un style qui lui est particulier qui comme une signature le trahit. Aucun auteur ne peut commettre le crime parfait, il sera toujours confondu par sa manière d’écrire comme un criminel l’est par ses empreintes digitales. Cocteau prend à ce sujet une position extrême en disant : « ce que le public n’aime pas en toi, cultives le ; c’est toi ».

    • Raconter l’ineffable.

    Il n’y a pas de formule magique pour ce faire, on peut dire que tous ce que les humains dans toutes les langues et dans tous les styles est une tentative pour raconter ce qu’on n’arrive pas à conter. Amr Ben Abd Qeiss dit que « les mots qui viennent du cœur atteignent les cœurs, ceux qui ne viennent que de la langue ne dépassent pas les oreilles. »

    Philiip Young parlant de l’usage de la répétition dans le style d’Hemingway fait référence à cet « imprisonned feeling », “un sentiment emprisonné pour lequel, il n’y a d’autre issue qu’un martellement répété sur le mur confinant du langage”. Mohamed Ould Haddar exprime le même sentiment d’une autre manière dans cette célèbre talaa.

    Si seulement, chantant les charmes
    De Mint Jreivine je pouvais encore
    Trouver les termes d’une taflwit (hémistiche)
    Qui assouvirait mon désir à l’adresse de Mint Jreivini
    Je lui ferai un poème si je pouvais
    Mais les mots m’ont manqué
    Je ne les ai pas dits
    Je n’ai pas pu les trouver
    Je l’ai laissé ce quelque chose qui lacère le fond de mon âme
    Quelque chose que seul le Créateur connaît la nature
    Et qu’il est le seul à en détenir le remède.

    La sourate de Yousf dans le Coran nous conte l’histoire de ce prophète d’une manière inimitable ; elle comporte tous les thèmes, toutes les techniques narratives, tous les styles… Elle donne l’exemple du conte parfait. En effet, elle traite de la jalousie, de la passion, du désir, du destin, de l’ambition, des rêves et de leur interprétation, thème qui traverse cette histoire du début à la fin et qui lui donne une cohésion interne étonnante. On y trouve, aussi, le suspense, le style direct et le style indirect, les évocations suggestives, etc. Dans son prélude Allah dit : « Nous te racontons le meilleur récit grâce à la révélation que Nous te faisons dans ce Coran ». Dans un autre verset (Louqmân : 27), le Coran lance un défi à tout celui qui croirait pouvoir imiter ses sourates : « Quand bien même tous les arbres de la terre se changeraient en calames [plumes pour écrire], quand bien même l’océan serait un océan d’encre où conflueraient sept autres océans, les paroles d’Allah ne s’épuiseraient pas. Car Allah est Puissant et Sage ".


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