Le sens des mots :Ely Ould Sneiba

Ce que le général Aziz propose aux Mauritaniens n’est pas un dialogue. C’est une synecdoque : figure de style qui consiste à désigner le tout par une partie. En fait, il s’agit d’un théâtre, un théâtre de rue, parce que c’est l’homme de la rue qui en est l’audience. Il a un scénario, une mise en scène, des acteurs et un échange verbal entre eux, donc un dialogue, de sourds, bien entendu. De quel type est ce drame? Une tragédie ou une comédie ? Plutôt, une comédie et une tragédie à la fois. Comique parce que, ça fait rire, que du ridicule qui fait déclencher des hilarités hystériques : les acteurs (80 partis politiques), la démarche (bancale), le résultat attendu (une farce). C’est aussi tragique, parce que le show débutera dans le calme et finira dans le désordre total, dans une atmosphère nationale catastrophique

Les absents ont toujours tort

Par rapport au pillage historique sur notre terre mauritanienne et la barbarie tant décriés aujourd’hui, pourrait-on aux siècles passés être plus civilisé que les Européens au XXème siècle ? L’exploitation de l’homme par l’homme qui a suscité la levée de bouclier communiste et des forces progressistes, la colonisation et son lot de pillage, de traites des êtres humains, de génocides, auxquelles il faut ajouter les horreur inouïes des deux guerres mondiales commises par et contre le monde civilisé lui-même, et qui avaient pour mobile la recherche de nouvelles richesses et de plus de puissance, se soldant par plus de 70 millions de morts et la destruction de l’Europe, du japon…Tant de folie est-il compréhensible?
Il faut se placer dans le contexte de l’époque pour comprendre. Juger les événements d’hier avec la logique d’aujourd’hui, c’est manquer d’objectivité.
Que dire,donc, maintenant des comportements et des faits qui relèvent des temps où la Mauritanie était terra nullius, territoire sans maître, où la raison du plus fort était toujours la meilleure pour survivre. Autre temps, autres mœurs, dit le proverbe. Et les absents ont toujours tort !…

Ely Ould Sneiba


إضافة محمد المهدي صالحي