COMPARAISON N’EST PAS RAISON

Quand Mohamed Ould Abdel Aziz était candidat à la magistrature suprême, l’opposition lui reprochait de battre campagne auprès des plus démunis, en dehors du sérail politico-financier, au détriment du cercle restreint de ceux qu’on appelle l’élite et dont le seul élitisme consiste à détourner et les deniers publics et les institutions. Mohamed ould abdel Aziz affirmait alors, avec force et conviction, qu’il était le candidat des pauvres.

Une fois élu, l’opposition a continué à lui reprocher sa proximité avec les plus défavorisés, l’écoute qu’il leur accorde, l’importance qu’il donne à leurs doléances.

Aujourd’hui, la déferlante tunisienne a donné raison à Mohamed Ould Abdel Aziz, car si un élément fédérateur caractérise la révolution du jasmin et celle de la place Tahrir, c’est bien leur émergence d’une fronde populaire sur laquelle aucun parti politique n’avait prise. Sociologiquement, ce sont les plus pauvres, les plus démunis, les sans-voix, ceux à qui les pouvoirs officiels n’accordaient aucune considération, les laissés pour compte, qui en sont les acteurs. Ce sont ceux-là mêmes qui, en Mauritanie, ont porté Mohamed Ould Abdel Aziz à la magistrature suprême.

Aujourd’hui l’Histoire prouve que l’approche du président Mohamed Ould Abdel Aziz est la plus juste, la plus conforme aux exigences d’une société moderne, cultivé, démocratique qui fait de la lutte contre la pauvreté sa priorité, une société ou l’éducation prend le pas sur l’ignorance et l’exclusion qui ont marqué plusieurs décennies durant toutes les politiques qui se sont succédées et dont la fonction première était de tenir le peuple en laisse en l’abrutissant pour empêcher qu’il ne s’émancipe par l’éducation, la culture, l’emploi et une répartition équitable des richesses.

La législature de Mohamed Ould Abdel Aziz n’est à nulle autre comparable, ni à celle du président Ben Ali qui a duré deux décennies, encore moins à celle de Moubarak qui en a duré trois. Autour de Mohamed Ould Abdel Aziz, il n’ya pas de clan Trabelsi, ni de clan jihanne , et il n’a jamais fait allusion à une transmission héréditaire du pouvoir. Bien au contraire, c’est l’homme de l’alternance, celui qui a limité le mandat présidentiel à deux législatures. c’est sans doute un clin d’œil aux leaders de l’opposition qui font fi de la règle de l’alternance, eux qui sont inamovibles à la tête de leurs partis.

Avec son accession à la législature suprême, le paysage politique est devenu pluriel, marqué par l’émergence de plusieurs partis (soixante et onze) et plus de vingt centrales syndicales. Autant d’opinions, d’expressions qui meublent le paysage politique et constituent un démenti cinglant à tous ceux qui veulent présenter la Mauritanie comme un pays où la liberté d’expression est bâillonnée. A cet égard, faut-il le rappeler, les partis de l’opposition bénéficient de privilèges moraux et financiers, avantages dont ne dispose pas le parti de la majorité.

Le président Mohamed ould Abdel Aziz, n’en déplaise à ses détracteurs, est donc l’homme des libertés publiques jusque-là, fortement cadenassées depuis les indépendances, l’homme d’une administration de proximité au service du citoyen, d’une Mauritanie où les libertés publiques sont respectées, où une justice garante des droits de la défense prend de plus en plus la place à une justice moyenâgeuse ou les droits les plus élémentaires étaient bafoués.

Hassana Ahmed Labeid